samedi 1 mars 2014

L'art de la démocratisation culturelle

... ou comment se culturer gratos et bien à 1h30 de Paris. Parce-que la culture et moi en ce moment, on fait pas vraiment bon ménage. Pas le temps, oubli des expos intéressantes puis hop, elles sont finies... Je ne me souviens même plus de la dernière fois où j'ai mis les pieds dans un musée. 

A l'époque du projet, je travaillais encore au Louvre. Ce dernier programmait de nombreuses activités pour promouvoir l'implantation d'un "nouveau Louvre du nord": course entre salariés à Lens, promotion des opportunités d'emploi, documentations... Le sujet de ce nouveau projet était dans la plupart des bouches des salariés. Nous avions vraiment hâte de voir ce que ça allait donner: moins de visiteurs pour nous? quelles œuvres allaient être choisies? Quels projets culturels? 

Alors quand ma mère et ma grand-mère m'ont proposée d'aller à Lens vendredi dernier visiter le "Louvre-Lens", j'ai pas hésité. 1h30 de route et nous voilà dans cette belle structure entre les corons et le centre de Lens (15 min  pied). 


Aux premiers abords, j'ai été étonnée du statut de ce musée: c'est un établissement public de coopération culturelle. C'est donc un établissement autonome lié au Musée du Louvre par une convention culturelle et scientifique et dont les salariés ne sont pas fonctionnaires. Ce n'est donc pas une "annexe" du Louvre comme je l'ai toujours cru mais un musée à part entière, avec ses spécificités propres. La première, et la plus importante, et qui nous saute au yeux dès qu'on entre dans la galerie du temps est la démocratisation de la culture. Ou comment créer un grand  espace, sans cloison ni compartimentation mêlant enfants, stylo à la main, retraités, touristes belges, discutant, dessinant, allant d'une oeuvre à l'autre, d'une période à une autre. C'est un merveilleux capharnaüm, qui, malgré tout, reste extrêmement bien délimité: nous parcourons plus de 5000 ans d'histoire à travers des œuvres regroupées de manière chronologique et qui pourtant, grâce à cette espace ouvert, paraissent dialoguer entre elles. 


Quant aux autres espaces de ce musée, le hall d'accueil, les sous sols, la scène (endroit spécifique qui accueille des artistes), tout est fait de lumière et de transparence jouant sur les espaces délimités mais visibles d'un seul regard. 

Le parc quant à lui reflète bien le passé minier du site. Les allées ont été aménagées à l'emplacement des voies ferrées qui reliaient les fosses. Les anciens puits de mine sont intégrés dans ce paysage et amène à une promenade en contemplant le reflet du parc sur les parois du musée.






















Bon je vais pas vous faire une thèse sur ce musée, mais vous avez compris ce qui fait la spécificité de ce musée: accueillir différents publics dans un lieu de vie à part entière. Alors si vous êtes pas loin, allez-y. C'est gratuit jusqu'à la fin de l'année pour la grande galerie et en plus, vous avez un supra méga resto gastronomique juste en face (ben oui, la culture me fait pas perdre le nord..surtout que c'est là qu'on se trouvait! Très drôle.). Et pleins de choses à visiter aux alentours.

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Les deux franchouilles sont de retour au pays de la broue avec leur passager clandestin. Ils ne rêvent que d'une chose: continuer leur vie désormais bien canado-franchouillarde mais tout aussi farfelue, l’espèrent-ils... Et laissez-nous un tit message bien franchouillard, ça fait toujours plaisir...

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