samedi 2 avril 2011

Une question de distance

Depuis le début de notre installation ici, la distance ne m'a jamais posé problème. Au contraire. Je l'apprécie de plus en plus. Vivre la vie d'une expatriée. Ces gens qui, rentrés au pays, le temps des vacances, n'arrêtent pas de comparer, critiquer la vie quotidienne dans l'un des deux, voir les deux pays. Sauf que moi je ne suis pas encore rentrée. Sauf que moi, je suis ici pour seulement 11 mois. Mais j'aime cette vie loin de "Mère patrie". Je vais sans doute en choquer plus d'un, mais je me sens moins étrangère ici que de l'autre côté de l'atlantique. Étrangère à tout. A tous. Mais le 22 septembre je repars. Je rentre comme diraient certains. Et la distance, se fera, pourtant, ressentir plus fortement. Alors que. C'est à n'y rien comprendre. Nous pouvons vivre dans la même maison et se sentir étranger, loin l'un de l'autre. De même que nous pouvons vivre à 4000 km l'un de l'autre et se sentir si proches... Sauf quand il arrive un événement inattendu qui nécessite une présence physique. La semaine dernière, j'ai dû faire face à cette situation, et comment, malgré 5000km, faire partager ma tristesse, mes pensées, mon soutien. La volonté de prendre le premier billet d'avion et d'être aux côtés de sa meilleure amie, n'est-ce pas là le plus beau des cadeaux? Sauf quand le billet coûte les yeux de la tête. Et vu que ma tête en a deux... Alors on ruse d'ingéniosité pour être le plus possible "à ses côtés", envoi de mails, tentatives d'appels via skype (sauf quand la personne en question n'a pas skype), appels via une carte achetée 2$ (sauf quand on se trompe de carte, de téléphone, bref quand aucun moyen de communication digne de ce nom accepte ma fameuse carte)... C'est dans ces moments là où l'Atlantique nous parait immense, où les 7 heures d'avion nous paraissent loooogues et chères et où le décalage horaire est un véritable frein. Mais rien ne vaut la pensée, l'amitié et l'espoir. Et dans ces cas là, peu importe la distance. Alors merci ma danette de m'avoir persuadée que j'ai réussi à briser cette distance, à prouver donc que l'éloignement ne me posera jamais de problème pour être près de mes proches. Juste un peu quand même?

2 commentaires:

  1. Article très touchant.C'est à cela que l'on voit les bons écrivains:faire rire ses lecteurs avec l'humour de la légende de Thierry d'Avril et le lendemain les émouvoir avec tristesse.Continue comme cela....

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Les deux franchouilles...

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Les deux franchouilles sont de retour au pays de la broue avec leur passager clandestin. Ils ne rêvent que d'une chose: continuer leur vie désormais bien canado-franchouillarde mais tout aussi farfelue, l’espèrent-ils... Et laissez-nous un tit message bien franchouillard, ça fait toujours plaisir...

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